jeudi 18 janvier 2018

Protocole TEC 1

Ça y est, j'ai le protocole pour mon TEC du mois prochain! Je n'irais pas jusqu'à dire que je saute de joie, mais dans le contexte actuel (emmerdes sur emmerdes et moral à zéro), cette petite dose d'espoir fait du bien. Et comme c'est tout nouveau (jamais eu de findus jusqu'à présent), ça rajoute une pointe d'excitation.

Au programme...
Dès le 1er jour des règles :
- Provames par voie orale, 2 le matin et 1 le soir
- Kardegic, 1 sachet le soir
Puis, si le contrôle PMA est OK:
- Utrogestan par voie vaginale 3 fois par jour
- Progestérone retard, 1 ampoule en intra-musculaire le jour du transfert puis tous les 10 jours si grossesse

Oui, vous avez bien lu... pas de piqûres! Seulement des petits cachets tout mignons (bon y'a bien la progestérone, mais tous les 10 jours, ça compte pas). Et si tout va bien, un seul aller/retour à prévoir à la PMA avant le transfert. Ce qui signifie moins de fatigue et moins de stress sur la route. J'ai un peu l'impression d'être une PMette touriste!

Ne reste plus qu'à croiser les doigts pour notre premier petit blasto se décongèle correctement... allez Némo, accroche toi!


mardi 9 janvier 2018

Je n'aime pas le nouvel an.

Il y a 7 ans (7 ans déjà!), début décembre, c'est le cœur battant et des espoirs plein la tête que j'ai arrêté ma pilule. Le J1 de mon cycle 1 est arrivé le 31 décembre 2010, à l’aube d'une nouvelle année. On était jeunes, heureux, confiants en l'avenir. Tous les réveillons qui ont suivi ont marqué la date anniversaire de ce désir d'enfant qui n'aboutissait pas. 2012. 2013. 2014. Mon ventre restait désespérément vide. Le réveillon est devenu une torture. 

Et puis un beau jour, notre miracle est arrivée. Une parenthèse de bonheur. Les réveillons sont devenus un peu plus doux à vivre. 2015, j'étais enceinte de 8 mois, sur le point d'accueillir notre petite Pâquerette. 2016, elle était avec nous, et à minuit je n'ai pas pu m’empêcher d'aller regarder ma petite merveille dormant dans son lit parapluie. Tellement chanceuse. Tellement heureuse. Presque 18 mois à reprendre une contraception, profiter de ma fille, de la vie, à - presque - oublier notre condition d'infertiles. Et puis, l'envie d'un petit frère ou d'une petite sœur est arrivée, si forte. J'ai à nouveau arrêté la pilule. Janvier 2017, mon chéri a enfin cédé à une reprise prochaine de la PMA, et j'étais impatiente à l'idée de reprendre le parcours. Non pas que ça m'avait manqué, mais reprendre voulait dire terminer aussi, peut-être bientôt?

2018. Une FIV et une fausse-couche plus tard, l'enthousiasme à disparu. Il ne reste que l'amertume, la tristesse, la lassitude, la fatigue. Ce réveillon entre amis, j'ai eu l'impression de l'avoir déjà vécu il y a quelques années. Comme si j'avais remonté le temps. Mêmes amis. Un peu plus d'enfants, forcément. Des petits frères, des petites sœurs, des bébés. Mêmes conversations qui font mal. Même sourire de façade sur mon visage. Mêmes larmes à peine montée dans la voiture...

Ça y est, je suis redevenue celle que j'étais en 2014. Envieuse. Aigrie. Je ne pensais pas revivre ça avec une telle intensité. Après tout, j'ai la chance d'être maman. Oui, c'est vrai, ma fille est là. Elle est mon rayon de soleil et avec elle, tous les jours, je souris, je ris. Mais tout au fond de moi, la tristesse est là. Et la culpabilité aussi, ça c'est nouveau. J'ai tant pensé pendant des années que quand j'aurai mon bébé, je ne me plaindrai plus jamais. L'impression de trahir la PMette que j'ai été, et honteuse quand je pense à toutes celles qui attendent encore leur premier petit miracle... mais peut-on lutter contre ses émotions? Contre ses rêves?

2018 sera peut-être l'année de la dernière chance. Le temps de faire un ou deux TEC. De refaire une FIV. Et après? Me restera-t-il de la force? Du courage? Notre couple ne sera-t-il pas à bout de souffle? Ma culpabilité vis à vis de Pâquerette ne prendra pas le dessus sur mon désir d'enfant? Autant de questions qui me font peur. Les réponses viendront en 2018...

En attendant, on va essayer d'être positifs... et d'y croire.

Bonne année à toutes, que 2018 puisse être une année plein de bonheur, pour vous comme pour moi.

dimanche 24 décembre 2017

Joyeux Noël

Cette fête qui était si difficile à traverser il y encore quelques années est devenue si belle depuis trois ans, aux côtés de notre petite Pâquerette. Avec elle, tout à une saveur si particulière. Décorer la maison, le sapin, ouvrir chaque jour le calendrier de l'Avent. Tout est nouveau pour elle, car du haut de ses presque 3 ans, elle ne se souvient pas du Noël de l'an dernier. Et je trépigne d'impatience de la voir ouvrir ses cadeaux, avec des étoiles dans les yeux...


Je vous souhaite de passer les fêtes les plus douces possibles.
Que tous vos rêves se réalisent.

mercredi 20 décembre 2017

Et pendant ce temps là, côté PMA...

Alors que toute notre attention était tournée vers notre petite puce, mes règles m'ont fait la fleur de revenir, quasiment un mois jour pour jour après le début de ma fausse couche, soit le 9 décembre. J'avoue que j'ai surtout été soulagée de ce retour de couches rapide. On allait pouvoir passer à autre chose, et espérer retenter rapidement un TEC.

Je savais que je devais appeler la PMA, mais j'avoue que je ne me suis pas précipitée sur mon téléphone. On était samedi, j'ai donc attendu lundi. Et puis, prise par le boulot, j'ai oublié. Quand j'y ai repensé je me suis dit que je n'étais plus à un jour près, et qu'au lieu de courir à la récréation entre deux cahiers à corriger, j'appellerai tranquillement mercredi, de la maison. J'ai donc naïvement passé le coup de fil 4 jours après le début de mes règles. Et je me suis faite bouler gentiment car c'était bien trop tard et qu'il n'y avait plus de place. "La prochaine fois, appelez dès le premier jour de vos règles!"

Je me suis sentie très bête. Mais pourquoi j'avais autant traîné pour appeler? Pour Pâquerette j'aurais appelé dès le lundi à 8h tapantes, qu'il pleuve qu'il neige ou qu'il vente. Que je sois au boulot ou ailleurs. Et j'aurais rappelé à 8h05, 8h10, 8h15, jusqu'à avoir la secrétaire en ligne. J'aurais même tenté d'appeler le week-end, au cas où. Je me serais montrée bien plus combative. Est-ce une certaine lassitude qui s'installe, déjà, alors que nous venons juste de reprendre le parcours PMA?

Plus j'y réfléchis, plus que pense que c'est un acte manqué. Même si ça me fait suer qu'on ait perdu un mois, je dois avouer que je n'étais pas folle d'impatience à l'idée de refaire une tentative. Le dernier échec n'est pas encore tout à fait digéré je crois, je ne suis pas encore assez forte pour y retourner tout de suite. Et puis je dois faire une overdose d'hopitaux, car entre Pâquerette et la FIV, on y a passé beaucoup trop de temps depuis 4 mois.

Alors on va passer les fêtes tranquillement, sans rdv à l’hôpital, et attendre sagement que mes règles se pointent. Et cette fois-ci, je ne raterai pas le coche pour téléphoner!